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*** Sacré
Franc-maçonnerie et
sacré
Le sacré exprime l’intuition, la quête d’une valeur suprême, d’un
inconditionnel inhérent à tout idéal et la capacité de l’être humain d’accorder plus de prix, de respect et d’amour à un autre être, à une valeur, poussée parfois jusqu’au "sacrifice", qu’à
lui-même … Ces notions expriment la dimension spirituelle inhérente à l’esprit humain et dont il a besoin pour espérer, admirer, aimer, créer et se dépasser. Il s’agit de les utiliser de manière
philosophique, non dogmatique, ce qui suffira à les distinguer des religions … Le sacré renvoie à l’initiation, à la quête initiatique. Tout commence lorsque nous prenons le chemin de nous-même "
en mettant à nu l’étincelle qui se trouve en chacun de nous et qui, une fois révélée, éclaire l’univers et lui donne un sens".
*** Sagesse
Une sagesse pour
l’occident
Ce qui manque, c’est un lieu de rencontre entre les êtres les plus divers. Un lieu et un
langage. Un langage et un rituel. Ce qui manque, c’est une structure d’accueil où les rencontres s’établissent non au niveau de l’identité religieuse ou ethnique, ou nationale, mais au niveau de
la simple humanité … La voie que la franc-maçonnerie choisira demain, sans doute l’ignorons-nous. Mais si elle peut conduire a faire du franc-maçon un homme bon, courageux, secourable et un
frère pour ses semblables, comme un ami pour lui-même, elle n’aura pas trahi nos espérances. Dès aujourd’hui le devoir commande … Et si nous trouvons sur notre route des hommes qui n’ont ni
nos croyances, ni la couleur de notre peau, ni notre méthode pour combattre l’injustice, ni nos façons d’aimer la lumière du jour, sachons pourtant les reconnaître comme des
frères.
*** Secret
Le
vrai secret du franc-maçon
Que ceux qui sont tentés de lire les ouvrages maçonniques n’espèrent pas y trouver révélé aucun
secret : ils seraient bien déçus. Si la seule curiosité les pousse à cette lecture, qu’ils écoutent le conseil du Cabinet de Réflexion : "Si la curiosité t’a conduit ici, va-t’en" ; Mais si est
né et a grandi dans leur cœur le besoin d’apprendre une géométrie humaine, créatrice d’ordre, d’équilibre, de mesure et d’harmonie dans l’individu d’abord, dans la société ensuite, rendus tous
deux plus fraternels, alors seulement, ils auront chance de tirer quelque profit des études qui leurs sont offertes sur la Franc-Maçonnerie, telle que l’a façonnée son
histoire.
*** Simorg
"L’existence précède
l’essence"
Sartre eut le courage de l’affirmer sans nul mysticisme. Il a forcé le paradoxe jusqu’à dire que l’homme est
condamné à être libre dans un monde où "l’existence précède l’essence" ; que nous ne serons quelque chose qu’une fois morts. Avant, nous ne sommes pas, nous existons sans savoir ce que nous
serons … La démarche initiatique résout le paradoxe : elle associe de façon égale l’engagement et la connaissance, la foi axiomatique par les mots substitués et le doute rationnel ; la parole et
le silence ; l’existence fraternelle et l’essence de l’amour.
*** Sources - Voyage vers des sources inhabituelles
1 – Plotin, une intense expérience initiatique
2 – De la pierre brute à la lumière
3 – Maître Eckhart, une autre source de la libre pensée maçonnique
4 – Une anticipation de l’initiation maçonnique
5 – L’ombre se perdit dans le soleil
1 – Plotin, une intense expérience initiatique
Parler de Plotin, c’est prendre le risque de
faire d’abord étalage d’érudition philosophique. Risque à prendre, car remonter à une source "plotinienne" de la franc-maçonnerie ouvre à bien davantage pour le franc-maçon qu’au plaisir vain de
jouer à l’érudit. On y découvre une intense expérience initiatique. Comme la plupart des philosophes de l’Antiquité - comme Socrate, Diogène ou Sénèque - Plotin voulait en effet que sa propre vie
soit le premier témoin de la vérité et de la cohérence de ses pensées. Il vécut à une époque d’intense compétition religieuse et spirituelle, au sein d’un empire romain déjà largement menacé à
ses frontières et qui voyait s’affronter quantité de sectes religieuses dont l’une allait s’imposer, un siècle plus tard, comme l’alliée exclusive du pouvoir impérial
finissant.
2 – De la pierre brute à la lumière
"Reviens en toi-même et regarde : si tu ne vois
pas encore de beauté en toi, fais comme le sculpteur d’une statue : il enlève une partie, il gratte, il polit, il essuie jusqu’à ce qu’il dégage de belles lignes dans le marbre : comme lui,
enlève le superflu, redresse ce qui est oblique, nettoie ce qui est sombre pour le rendre clair, et ne cesse pas de sculpter ta propre statue, jusqu’à ce que l’éclat divin de la vertu se
manifeste, jusqu’à ce que tu voies la tempérance siégeant sur un trône sacré … Es-tu devenu cela ? … Est-ce que tu as avec toi-même un échange pur, sans aucun obstacle à ton unification ? … Es-tu
tout entier une lumière véritable ?" … En quelques mots, Plotin passe ainsi de la pierre brute à la lumière. Quant à la relation avec l’autre,
les valeurs qu’indique Plotin tendent à construire un "lieu sacré" pour l’échange, équivalent à la fraternité pythagoricienne ou à la loge
maçonnique.
3 – Maître Eckhart, une autre source de la libre pensée
maçonnique
Plotin parle d’un
chemin délicat à suivre à travers différents niveaux de conscience. Il décrit un travail sans fin, une difficile conversion du regard, une sensibilité grandissante à la beauté, à la présence de
l’indicible. Il postule la nécessité du détachement de soi. Il dit que l’échec, s’il vient, naît de ce que l’on ne retranche pas suffisamment de soi ce qui n’est pas conforme à l’essence
recherchée. Il pointe l’insuffisance des mots, le manque d’humilité, le fait que l’on ne cherche pas la vérité du réel là où elle est la plus "comme une", la plus commune. Cette
approche essentielle de la réalité, on la retrouvera chez une autre source surprenante - encore peu reconnue en tant que telle - de la libre pensée maçonnique : Maître Eckhart … Lorsqu’ils
parlent, les initiants savent qu’ils vont bientôt devoir se taire, et cela, ils ne le craignent pas. Ils ont découvert que le meilleur d’eux-mêmes a lieu quand ils sont en dehors
d’eux, et que leur parole n’est là que pour les transporter au dehors de ce qu’ils sont. Ils ont réalisé que la parole commence par dire "je suis celui qui suis"et finit par
reconnaître : "je suis ce que je suis". Puis, c’est le détachement définitif de soi, le silence. Et c’est dans le silence que la parole renaît : "je suis". La mort n’y peut rien
: "mort, je suis celui qui parle sans être là" ...
4 – Une anticipation de l’initiation
maçonnique
Remonter à Plotin, quand on est franc-maçon, c’est mieux éclairer la profonde faiblesse "ontologique" qui
fait recourir, d’un jour à l’autre, au repli sur l’individualisme, au désir d’accaparer, à l’acceptation de la violence et de la concurrence, à la compensation illusoire avec des avoirs inutiles.
Avec, en boomerang, la crainte tout aussi récurrente de perdre tout çà, et surtout la peur atroce de la mort ... Au contraire, remonter jusqu’à Plotin, c’est peut-être pouvoir mieux se rappeler
que si vient un nouvel amour, ou une réconciliation entre l’autre et soi, ou que reprenne le sentiment d’une union intime avec les choses de l’univers, d’un coup, on aura moins peur. Ce sera une
nouvelle liberté, un espace agrandi pour respirer le parfum de la vie. Et trouver en soi davantage de générosité d’être.
5
– L’ombre se perdit dans le soleil
Les sources qui mènent à la mer sont
innombrables. Elles sont celles de "la négation de la négation", de la négation des limites qui prétendent identifier l’être, comme un policier identifie un coupable … Le persan Attar -
le parfumeur - donna, à la fin du Mantic Uttaïr (Le Colloque des oiseaux) une image aussi simple que belle de la négation de la négation : "l’ombre se
perdit dans le soleil, et voilà tout"… Ce fut à propos de la rencontre finale, après de multiples épreuves, du groupe des trente oiseaux - l’effectif d’une loge - avec le Simorg
fabuleux qu’ils cherchaient ensemble. Pourquoi chacun des trente cherchait-il ainsi ?… Plotin le dit simplement (Ennéade VI, 7, 33, 22) : "ce qu’il a ressenti depuis le début, c’était, à
partir d’une faible lueur, l’amour de cette immense lumière". "Soi-même étant la lumière" …
*** Spiritualité (maçonnique)
1 – Des sensibilités très éloignées
2 – Une rencontre selon un désir réciproque
1 – Des sensibilités très éloignées
La Franc-Maçonnerie, à travers ses diverses
obédiences et les différents rites pratiqués par les Loges reflète des conceptions fort diverses et témoigne souvent de sensibilités très éloignées : approche religieuse de la destinée de l’homme
et du sens de l’existence pour certains, morale laïque, non dogmatique pour d’autres … Les rituels et outils symboliques proposés par la franc-maçonnerie deviennent alors des catalyseurs pour une
recherche intérieure. Et une perception indicible du "tout autre", initie un nouveau commencement, ouvre un nouveau chemin, dont on prend de plus en plus clairement conscience et qui affecte ce
qu’il y a de plus profond en chacun de nous : la connaissance de soi-même, celle des autres, celle du monde, et celle du sens possible de l’existence … Les frères "pragmatiques" trouvent cette
démarche un peu trop abstraite. Francs-maçons vigilants sur le respect des principes de liberté, d’égalité et de fraternité et de laïcité, ils n’ont guère de goût pour les rituels ou les
symboles, qu’ils considèrent généralement comme un héritage désuet, encombrant, emphatique, parfois sectaire, surtout lorsqu’ils affichent trop clairement leurs références à telle ou telle
tradition. Notamment celles du judaïsme et du christianisme, omniprésents dans nos symboles et nos rituels. Mais leur tolérance leur permet de s’en accommoder par révérence à
l’Histoire.
2 – Une rencontre selon un désir
réciproque
En réalité, ce n’est pas le fait d’avoir surmonté les "épreuves" de la cérémonie de
réception qui fait qu’un profane devient franc-maçon, mais bien la rencontre préalable entre une volonté personnelle d’entreprendre une démarche initiatique et le vote favorable d’une loge en
faveur du candidat. A travers une cooptation se manifeste ainsi l’acte fondateur de toute démarche spirituelle : une rencontre selon un désir réciproque … C’est en cela que la franc-maçonnerie
libérale peut proposer une véritable spiritualité à partir de ses réflexions sur les questions sociales et morales. Spiritualité qui va se montrer selon une conception étendue du devoir qui
s’impose à chacun, du seul fait d’être capable de parole et d’échange. Spiritualité dont on peut dire qu’elle est à l’égal de celle des religions, qu’elle est "religieuse" non pas au sens
"clérical" du terme, mais au sens "étymologique". Par le lien qu’elle crée tant avec l’autre qu’avec soi-même, lien et dialogue impliquant un travail persévérant, passant par le doute et le
détachement de toute certitude trop bien "ancrée". Travail à la mesure de ce principe selon lequel nul n’est initié que par lui-même.
*** "Symbolatrie"
Les symboles ne doivent pas
vénérés
Comment un esprit de recherche critique peut-il
exister là où l’Ordre est considéré comme un culte pseudo-mystique ? [...] Nous reconnaissons qu’il y a de la place, dans la Franc-maçonnerie, pour toutes catégories et écoles philosophiques avec
certaines limites [...]. Mais je suggère que nous devrions toujours regarder avec inquiétude l’émergence d’un dogmatisme là où la liberté d’interprétation a prévalu jusqu’à présent … La
symbolâtrie (vénération excessive des symboles) rend le symbolisme complexe et obscur. Elle engendre un éloignement inutile du simple symbolisme originel adopté pour une meilleure compréhension
de concepts moraux ? La Franc-maçonnerie ne définit pas la signification des symboles. Elle invite ses membres à spéculer sur leur sens. Cette liberté d’interpréter est bonne, mais quand elle est
poussée à l’extrême elle peut n’être d’aucun bénéfice, et être même dangereuse pour ceux qui n’ont pas une culture maçonnique suffisante … Les symboles sont à utiliser pour une meilleure
compréhension des concepts qu’ils supportent. Ils ne doivent pas vénérés au point de devenir le but final de la recherche de ceux qui cherchent à tirer de leur interprétation une satisfaction
émotionnelle, plus qu’intellectuelle.
*** Tarots
Cartes - Histoire -
légende
Il existe plusieurs sortes de tarots : tout d’abord, ceux qui servent à jouer aux cartes et qui sont les plus connus.
Et puis ceux qui servent à tirer les cartes … Mais le plus connu de tous est le Tarot "dit" de Marseille, dérivé du jeu de Tarots de Charles VI, qui présente une série de figures allégoriques …
Ainsi, jeu de cartes des plus anciens, le tarot met en œuvre un monde de symboles. Et comme dans le nom même de Tarot, il reste toujours, dans ces images quelque chose qui nous échappe … C’est en
Italie du Nord qu’il faut aller chercher les premières manifestations du Tarot … C’est à Oswald Wirth que l’on doit la première tentative pour concevoir et éditer un Tarot spécifiquement
ésotérique. Il dessina, en 1889 une série de vingt deux cartes, fortement inspirées du Tarot de Marseille. Ainsi, d’un symbolisme perdu, celui des Triomphi milanais originels, les occultistes
modernes ont tiré une nouvelle interprétation nourrie de l’égyptomanie de la fin du XVIIIème siècle et de l’influence de l’alchimie, désormais cantonnée dans le champ de
l’indicible.
*** Technique
La technique pouvoir du
rêve
La technique n’est pas une question subalterne. Le monde pourrait nourrir convenablement
les sept milliards d’humains qui l’habitent et même les douze milliards qui l’habiteront en 2100, si les ressources de la technique étaient mobilisées à cet effet, c’est à dire si les cultures
des peuples pauvres étaient suffisantes. " Donne un poisson à un homme, il mangera un jour ; apprends-lui a pêcher, il mangera toute sa vie " … Actuellement une déstabilisation de grande
ampleur comparable est entrain de s’accomplir, menant à la construction d’une société de l’intelligence. Elle s’articule sur la structuration du temps. La microélectronique n’est pas autre chose
que la possibilité de programmer des évènements qui se déroulent en nano-secondes. La permissivité, du fait de l’ouverture mondiale des marchés déréglementés est là. La transition durera entre un
à deux siècles ...
*** Tentation de Blois (La)
1 - Un rituel libéré. Chiche ?
– 2 - Le rituel de Blois
1 - Un rituel libéré. Chiche ?
Nous avons assisté à la fin du XXème siècle à la
résurrection du Rite Français pour les grades "dits de Sagesse". D’abord avec une relative indifférence et ensuite avec un prudent scepticisme parce que la rumeur des parvis faisait courir l’idée
que ce Rite Français était autant sinon plus "christique" que le Rite Ecossais Ancien Accepté … Lorsque nous avons eu la curiosité d’accéder aux textes, ce sont d’abord les ressemblances
entre les deux rites qui ont retenu notre attention : même fond légendaire, même présence de la bible dans la structure intime du rituel avec de surcroît un aspect farce relevant des Monty Python
qui, pour être amusant peut-être, semblait conduire le symbolisme aux limites du simplisme et aux frontières d’un ridicule meurtrier.
2 - Le rituel de Blois
C’est cette liberté qui nous a engagés à faire le pas, à mettre au point notre rituel et à créer à Blois le Souverain Chapitre "Je Doute" en mars 2002. Nous avons simplement tranché tous les
liens qui renvoient impérativement ou insidieusement sur les livres de la Bible (Ancien et Nouveau Testament. Et cela suffit à faire apparaître la richesse fondamentale d’un Rite ouvert dès lors
dans sa structure sur l’entier des hommes. Pas de maître à penser. Pas de guide. Ni gourou, ni prêtre, ni pasteur, ni rabbin. Aucun imam. Aucune autorité de référence. Aucun pouvoir de l’un sur
l’autre. Aucune sujétion. Ni devoir d’obéissance et de fidélité. Chacun rencontre en soi-même ses propres exigences sans se trouver jamais justifié d’imposer à qui que ce soit des rigueurs
fantasmatiques. Seulement des francs-maçons, maîtres souverains, citoyens libres sur le chemin de "l’à-venir" … Des frères sceptiques à qui l’on essaie d’expliquer notre démarche de libération
vis à vis de toute référence religieuse et de la bible eurent cette remarque : "Mais alors il ne reste plus rien ?". Amusant !… Comment mieux justifier l’urgence de notre démarche ?
***
Valeurs
Réaffirmer nos valeurs
La Franc-maçonnerie ne peut se contenter de prôner un ordre et une ligne
sociale que, par tradition, elle juge meilleurs. Pour réaliser son idéal, elle doit d’abord former des hommes libres, capables de juger, d’exister et d’agir par eux-mêmes. Plus que des militants,
elle doit former des sages, qui à partir de leur culture, de celle des autres et du monde, persévèrent pour progresser avec prudence et mesure, vers plus d’harmonie, d’unité et d’universalité,
condition de toute fraternité … L’image que nous devons donner de la Franc-maçonnerie ne peut être celle d’une sorte de conservatoire d’un humanisme édulcoré. Nous avons la certitude qu’elle
détient une partie des raisons que les hommes et les femmes d’aujourd’hui ont d’espérer. C’est cette image là que nous devons présenter à l’extérieur, en accordant, dans le contexte profane et
maçonnique, nos actions avec les principes de notre Ordre, en nous souvenant qu’un homme n’est pas ce qu’il dit, mais qu’il est ce qu’il fait.
*** Vocation (maçonnique)
1 - Une sorte de hasard – 2 - "Sincérité Parfaite"
1 – Une sorte de hasard
A l’origine je ne me souviens pas avoir eu une vocation particulière à devenir
franc-maçon. C’est un ami qui s’est dévoilé, qui m’a fait entrer. Une sorte de hasard, donc, par voisinage de palier. Si j’avais choisi un autre logement, je ne me serais pas rencontré avec ce
voisin, qui ne serait pas devenu mon ami, qui ne m’aurait pas fait entrer … Je m’attache aussi à ce minimum de rigueur et d’exigence qui permet au maçon de se respecter lui-même afin de provoquer
le respect des autres. Je crois voir que les profanes qui demandent l’entrée du Temple espèrent y trouver ce monde de rigueur, d’exigence qui les libérerait du tout-venant, du n’importe quoi, du
laxisme courant hors du temple … Mais je vois bien aussi que des Frères s’éloignent, prennent du champ, que les colonnes sont désertes de beaucoup de Maîtres plus anciens, que les rappels
discrets au règlement et à leurs obligations prises sous serment n’émeuvent pas. Ni excuse, ni obole, ni fraternité pour leurs absences … Où est leur fraternité ? … Quand les colonnes sont
décorées d’apprentis et de compagnons, et que je ne vois de Maîtres que dans les Offices, me vient la question de savoir comment l’atelier assure sa pérennité ? Comment la Franc-Maçonnerie
perdure dans son message, si ceux qui se sont engagés par serment à assurer cette pérennité se refusent à accomplir leur devoir ?
2
– "Sincérité Parfaite"
Je sais bien que je ne sais rien ou peu de chose
de la Franc-maçonnerie. Mais je croyais avoir compris dans cette superbe formule rituelle : "Mes frères me reconnaissent comme tel", que la Franc-Maçonnerie n’est pas un état, que le franc-maçon
n’existe pas par soi-même, qu’il n’existe que parce qu’il est reconnu par d’autres francs-maçons qui n’existent eux-mêmes que par la reconnaissance des autres. Or, pour se faire reconnaître, il
faut être là ... Qu’en est-il de celui qui n’est pas là ? … Je me sens un franc-maçon bien indigent. J’ai regardé bien sûr du côté du symbolisme, de la kabbale, du judaïsme, de l’alchimie, des
nombres et des religions. Cela ajoute à ma confusion et je reste incrédule, ignorant sans doute. Vocation peut-être puisque j’ai été appelé, mais ignorant et bien incapable d’en être l’acteur
parce que je n’en comprends pas les moyens … Tout ceci dit dans le souci d’une "Sincérité Parfaite", en mémoire de la lumière que j’ai reçue dans l’atelier qui porte ce titre distinctif
...
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